Sondage sur le devenir du blog
Salut à tous,
Alors, voilà, je voulais vous faire part d'un souci que j'ai avec le blog.
Au départ, je l'ai créé tout à la fois dans un souci militant, et créatif.
Pourquoi militant ?
Parce que suite au constat qu'il n'existait pas de textes ayant des ftm (a fortiori gay) pour héros, j'avais proposé de tenter d'écrire des textes dans ce sens, et notamment des textes érotiques.
Pourquoi créatif ? tout simplement parce qu'écrivant depuis de très nombreuses années (mais surtout des poèmes), j'avais envie un peu d'évoluer dans mon style créatif, les sujets abordés et travailler sur le thème des textes érotiques, chemin sur lequel je n'avais jamais été jusque là !
Cependant, je m'étais engagé dans la voie de ce blog, qu'à la condition, d'avoir des retours sur mes textes (surtout érotiques, mais pas seulement), afin que je m'adapte à vos souhaits/ désirs/ suggestions dans les thèmes abordés. Avoir des critiques (et surtout sur les points négatifs de mon travail) était pour moi primordial.
J'envisageais ce travail comme étant un dialogue entre mes lecteurs, et moi-même, au fur et à mesure de la création des textes, aux fins d'une adaptation de ces derniers à vos désirs ! Cela m'aurait en outre permis de progresser réellement ce qui était mon souhait.
Mais il faut bien reconnaître que n'ayant aucun retour, je me suis peu à peu sentie démotivée, et surtout très seule dans cette aventure. J'ai quand même continué de temps à autre à écrire quelques textes, mais bon le coeur n'y était plus (c'est ce qui explique d'ailleurs le peu de mise à jour du blog). Sans compter que j'ai 3 tonnes de boulot à titre professionnel.
Or, dans le même temps, j'ai pu constater que vous étiez assez nombreux à lire le blog, puisque le blog reçoit plus de 230 consultations par mois depuis sa création, et cela ne faiblit pas. Ainsi, en 9 jours en février, le blog a été consulté 64 fois.
Je trouve tout cela énorme sachant que c'est un blog très ciblé, et qui n'a que très peu de pub !
Cependant, cette absence de dialogue et donc par corollaire de progression pour moi dans l'art des textes me pose problème. Aussi, je songe sérieusement à arrêter le blog.
Je compte continuer à écrire des textes érotiques (c'est un défi que 'ai envie de relever tout de même), mais ce serait dans une optique beaucoup plus généraliste, et non plus ciblée FTM. Dans ce cas, ce blog serait supprimé et un autre créé (mais pas forcément de liens mis vers le nouveau blog)
Donc je voudrais savoir si vous êtes réellement intéressés par mes textes ? si vous souhaitez que je continue ? ou si vous vous en fichez et que je peux arrêter ?
Je vous invite donc à répondre à ces quelques questions, si vous en avez envie ! En l'absence de réponse le blog sera supprimé !
Des bisous à tous, Tek
Le serpent Chap 2
Chap 2 : Où l’on se dit que l’on aurait vraiment mieux fait de partir en vacances
Il s’assit sur un fauteuil libre, pour se remettre de ses émotions ! La tête, enfouie entre ses mains, il réfléchissait, espérait encore qu’il ne s’agissait pas de LUI, se démenait pour trouver une raison justifiant que non, non, tous se trompaient, il n’était PAS revenu ! Mais son instinct de flic expérimenté et expert du sujet lui soufflait que tout ceci n’était qu’un pis-aller, un faux-semblant pour ne pas affronter la réalité ! Oui, le serpent était revenu ! Quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, il lui faudrait assumer cela, pour aller de l’avant, et le combattre !
Car c’était un ennemi redoutable, un assassin de première, tueur à gage vénéré par ses clients, par la jeunesse des cités fana des mafieux et des rebelles à l’ordre établi ! La mafia ne jurait que par lui, le monde entier était à ses pieds ! On disait que les plus grands dictateurs du monde faisait appel à lui pour éliminer leurs opposants en toute discrétion. Il était à lui tout seul les services secrets les plus secrets de la planète. Bras armé de qui le voulait, et payait bien, on le disait richissime ! On disait qu’il possédait de multiples comptes dans les caraïbes, aux Seychelles et aux Maldives, des résidences partout dans le monde, et des filles à tomber dans chacun des ses lits ! On disait que l’alcool coulait à flot, tout comme le stupre et le lucre ! On lui prêtait de multiples enfants avec ses conquêtes, on disait que dans l’une de ses piscines, l’eau avait remplacée par du champagne, et qu’il nageait dedans, et s’entrainait ainsi, pour conserver sa musculature ! Des sites internet parlaient de lui, la légende disait que les plus grands crimes étaient son œuvre. On ne savait même plus quand il avait commencé, mais peu importe, le mythe était en marche ! Et lutter contre un mythe, voilà qu’elle était la mission de l’inspecteur Maalas !
Il avait ordre de l’arrêter, pour le traduire devant les tribunaux, et surtout de veiller à l’avoir vivant, quelqu’en soit le prix à payer ! Tous les services de police de la planète le recherchait, avec cette seule et unique obsession : l’avoir vivant et le faire parler ! On savait qu’il détenait les clés de toutes les mafias existantes à l’heure actuelle, si on arrivait à le prendre, alors le monde serait débarrassé pour un bon moment de ces vils réseaux, et l’on aurait aussi de quoi faire chanter ces dictateurs corrompus qui ne voulait pas se soumettre au Pouvoir, et en faisaient un peu trop à leur tête ! On disait que par exemple, sur ordre du dictateur Thérèze, il avait refroidi l’un des plus hauts fonctionnaires du TPI, en charge d’une enquête pour crime de guerre contre ce dernier. Depuis la dite enquête était au point mort !
En plus, pour en rajouter dans la légende, cet individu était insaisissable ! On ne connaissait pas son apparence, s’il était brun ou blond, grand ou petit, costaud ou maigrichon, avec des plaquettes de chocolat, ou un gros bidon de bon vivant, des yeux bleus, noirs, marrons ou vert ! Son physique était inconnu ! Il avait toujours veillé à ne pas être photographié !
En fait, on ne savait même pas s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme, mais une femme tueur à gages ! La bonne blague ! Non, il était trop intelligent, méticuleux, c’était forcément un homme ! Et puis ces méthodes, non, une femme en serait incapable ! Une femme ça empoisonne, ça donne des coups de couteaux, ça ne tire pas à l’arme à feu ! Il n’y avait pas de femmes tireurs d’élite dans l’armée, c’était bien la preuve que les femmes étaient incompétentes en la matière ! Non, c’était un homme ! çà, c’était certain ! Tueur à gages, c’était pas un boulot de gonzesse !
Une soirée de mars [texte érotique]
La musique que le DJ diffusait, était à son comble. Les boum-boum-boum de la techno faisaient vriller les cœurs, et les affolaient.
Des corps ondulants et chatoyants se trémoussaient en un rythme effréné. Les fauteuils habituellement au niveau de l’escalier en colimaçon avaient été enlevés pour laisser place à la piste de danse.
Le stroboscope s’allumait, et s’éteignait alternativement, faisant comme des flashs qui figeaient les gens pendant quelques secondes. Le barman servait des alcools aux personnes accoudées au bar, pendant que le Dj installé lui aussi à cet endroit travaillait avec passion pour satisfaire son public.
Les bancs restés dans la pièce étaient recouverts de manteaux, pulls, sacs à mains, sacs à dos, écharpes, gants, …
Des dessins de l’exposition étaient affichés aux murs de pierre, et étaient scrupuleusement analysés, étudiés, examinés, par des admirateurs infaillibles, intransigeants et connaisseurs. Le sujet des œuvres était la transidentité, et le genre. Les artistes n’hésitaient pas à expliquer leurs créations, et ce qu’ils avaient souhaité exprimer. Ce thème était d’ailleurs aussi celui de la soirée.
Celle-ci était organisée par des trans FTM, qui s’étaient regroupés afin d’organiser un grand rassemblement festif à l’attention du milieu LGBT et queer.
Faite par et pour les FTM, elle avait tout à la fois pour but de visibiliser ces derniers, si souvent ignorés des autres, parfois par mépris, souvent par non connaissance, et de récolter des fonds en vue d’opérations
Comme il s’agissait de la première soirée de ce genre, les organisateurs étaient sous pression Il fallait veiller à ce que la sonorisation soit bonne pour la musique, que le stock d’alcools soit suffisant, que celui de jus d’orange le soit également, que le matériel pour accrocher les tableaux soit adéquat, que tout ce qui devait être exposé le soit, que chaque artiste puisse s’exprimer comme il se devait, que le timing soit respecté, que les vidéos puissent être correctement diffusées…
Le stress, le trac, l’angoisse venaient hanter la troupe sous pression
Connaissaient-ils suffisamment le spectacle-surprise qu’ils avaient prévu ? Le public allait il être satisfait ? Y aurait-il des conflits avec quelque transphobe malvenu ? Chaque FTM et chaque MTF allait-il/elle être respecté(e) dans son bon genre, ou allait on le/la ramener à celui d’origine ?
Ces questions pouvaient paraître idiotes, mais dans une soirée ouverte, il est vrai que parfois, des indésirables et provocateurs venaient simplement pour faire dégénérer la situation.
Mais tout à coup, on réalisa !
Les papiers-toilette, on avait oublié les papiers-toilette ! Une soirée sans rouleaux de papier toilette, non ce n’était pas possible !
En catastrophe, on chercha où l’on pouvait en acheter à une heure pareille, mais heureusement le supermarché du coin était encore ouvert ! Ouf ! La soirée était sauvée !
Pendant ce temps-là, le public lui s’amusait au sous-sol, pendant que la serveuse du bar se faisait effrontément draguer par quelque filou en émoi !
Les danses et le tempo se faisaient de plus en plus frénétiques. La chaleur au sous-sol devenait incandescente. La foule, compacte, se déhanchait.
A l’abri, caché par celle-ci, coincé contre l’un des murs en pierre, un petit couple s’embrassait avec fougue !
Un homme et une femme.
En apparence.
Pas bien grands tous deux.
Lui, en pantalon, elle en robe.
Chaussettes, et bas résille.
Barbe et maquillage.
Crâne rasé et cheveux longs.
Peau mate et peau miel.
Binder sans fioriture et bustier affriolant.
Torse plat et poitrine généreuse et alléchante.
Ils étaient là, tous deux. Amants amoureux, fous l’un de l’autre, la passion dans le regard.
Elle le plaquait contre le mur, lui bloquant les bras contre celui-ci.
Il était son prisonnier, et il aimait çà !
Il adorait quand elle avait le pouvoir, que c’est elle qui dirigeait la séance.
Elle le léchait, lui mordillait l’oreille. Sa langue jouait avec son lobe gauche, et ses lèvres suçaient son cou, le dévoraient. Elle se repaissait de chaque recoin de son corps. De son nez, elle caressait le sien, en des frôlements érotiques et sensuels. Elle respirait son corps, elle humait son odeur, emplissait tout son être de celle-ci.
Elle passa ses mains sur son torse comprimé, touchant sensuellement sa peau. Avec deux doigts, elle appuya en plusieurs endroits érogènes de son corps, remontant peu à peu sa colonne vertébrale, et finit en embrassant fougueusement sa nuque.
Elle le désirait si follement, ce bel homme. Il était magnifique, doux, tendre, sensuel. Excitant, il était une promesse de plaisirs sans fin.
C’était aussi un p’tit voyou, et son côté bad boy ne rendait que plus intense son attirance.
Profitant de la pénombre, et de la foule qui les cachait, d’un coup sec, elle le retourna face au mur, les bras levés, et telle une policière procédant à une fouille au corps, elle lui desserra son baggy, qui lui tomba aux pieds.
Elle remonta le bas de sa robe, et baissa son string en dentelle. Elle colla son sexe aux fesses charnues de son complice, et en des va-et-viens lui donna des à-coups.
Puis, elle baissa ses mains, qu’elle passa sous le tee-shirt de l’homme, et lui caressa le binder.
Le garçon aimait bien quand elle faisait cela. C’était comme si son torse enfin plat obtenait son dû.
Sa main ensuite joua avec son nombril, passant d’abord un doigt langoureux tout autour de lui pour le rendre encore plus avide de plaisirs.
Puis un autre alla visiter la cible de ces caresses, et le frôler en des cercles concentriques.
L’excitation commençait à envahir chaque parcelle de son corps.
C’était ce que l’homme ressentait, et il en jouissait. Il aimait profiter pleinement de ce moment, où tout cela montait en lui. Il préférait que cela soit long. Il n’aimait pas plop plop plop ! le sexe en trois secondes.
Que cela prenne du temps, que l’on réfléchisse et découvre de nouveaux chemins d’extase, voilà son défi, leur défi !
Elle aussi adorait ces explorations, surtout qu’ils faisaient l’amour en divers endroits dans les circonstances les plus improbables !
Mais qu’importe !
Etant quelque peu exhibitionniste , elle appréciait à sa juste valeur le risque d’être surprise, son plaisirs n’en était que davantage décuplé. Et de choquer la si belle et si bonne bienséance, voilà qui la faisait bien rire ! (la blague !)
Tous ces hypocrites, qui avec leurs faux airs de traumatisés en arrêt cardiaque, prenaient une mine de dégoûts en les voyant, mais faisaient bien pire de retour chez eux !
Le sexe chaud de la fille était vivifié par la fraîcheur des fesses de son compagnon. Il faut dire que les soirées étaient froides encore, nous n’étions qu’en mars.
Elle le sentait prêt, le corps en alerte tous les sens exacerbés.
Alors, elle lui susurra quelques mots doux à l’oreille, et lui intima l’ordre de faire le vide en lui, et d’imaginer …
… D’imaginer que son sexe, ce si petit clitoris, se transformait en un pénis dur et vrai.
Car c’était ce qu’il était, une verge véritable, mais invisible, que seule l’imagination pouvait animer.
Car cette demoiselle, sous ses apparences, n’en était pas une, ou plutôt , pas seulement une. Car ses robes, ses bustiers débordant de dentelle, et de chair, son hyper-féminité cachaient aussi un garçon.
Oh un garçon, un peu spécial, qui ne transitionnerait jamais, et qui ne le souhaitait pas. Un garçon, mais seulement quand il le souhaitait, une fille, quand il le voulait. Une identité à la carte, parce que c’est ainsi qu’il se voyait, et se ressentait.
Il se comprenait comme un mâle en robe, une fille étrange. Il aimait son homme, et son homme l’aimait aussi telLE qu’ilLE était, mi-homme/mi-femme, les deux tout à a fois, voire aucun des deux.
Cela avait fait bizarre à son compagnon, quand il lui avait expliqué la complexité de son être. Bien que ftm, il n’avait jamais entendu parler des FTX.
Très franchement, parfois, le jeune trans s’y perdait un peu, il faut bien l’avouer. M’enfin, comme on dit, ainsi va la vie … et l’identité !
Cela étant dit, toutes ces digressions étaient fort intéressantes, mais l’on en oubliait l’essentiel. Le sexe n’attend pas, et le temps des choses sérieuses était venu !
Le FTX, la robe retroussée, les dessous partis en vadrouille, les mains en exploration, et le clit’ en exergue, ferma lui aussi les yeux. Il vit alors son sexe grossir peu à peu, le clitoris prendre du volume, et s’allonger encore et encore. Les lèvres se transformaient en bourse, pendant qu’une verge se créait sous ses paupières closes.
Elle naissait à la vie, frétillait d’excitation, se gonflait de plaisirs. Les diverses palpitations qui la parcouraient ne la rendait que plus vivante. Elle était réelle, belle et excitante, excitée et explosive.
Elle avait grossi au stade de tension ultime, celui où l’orgasme est prêt à venir. Il l’avait caressée avec sa main, palpée, pétrie en des va et viens de plus en plus rapides.
Son copain s’était alors retourné, et lui avait fait une fellation.
De sa langue, il lui avait chatouillé la verge. Il l’avait sucée, tétée aussi. De ses mains, il lui avait caressé les fesses, malaxé son arrière-train. Tout cela caché sous la robe de son homme, si unique.
Puis il s’était relevé, repositionné face au mur.
Alors le garçon-fille passa sur ses lèvres rougies de maquillage une langue sensuelle, et rabattit ses cheveux longs bouclés derrière ses épaules.
Il caressa de son doigt l’orifice de l’anus de son amant, puis le fit rentrer, et sortir de plus en plus vite.
Le FTM aimait ces contractions, tout ce plaisir sadique qui lui faisait mal, comme la caresse violente d’une langue acérée.
Puis le doigt s’était transformé en une main recourbée, puis un fist endiablé au son d’une techno assourdissante eut lieu.
''
Sa respiration se faisait haletante, il avait de plus en plus de mal à se retenir !''
Puis la main après s’être mouvée dans son anus, disparut.
C’est alors que le pénis invisible la remplaça. Il pénétra peu à peu par le trou magnifique, se gonfla, et en des va et viens caressa chaque millimètre de la paroi anale.
L’homme ainsi sodomisé voyait son cœur battre la chamade, sa respiration se faire de plus en plus difficile, son corps être parcouru par des décharges électriques.
Puis le moment vint.
Enfin, il lâcha prise.
Il laissa le plaisir l’envahir d’un coup. Toute l’excitation se déversa en lui, dans tout son corps, qui fut parcouru de spasmes de plus en plus violents.
Son dicklit gonflé à bloc se contracta énergiquement sous l’effet de l’orgasme. Il avait envie de hurler ! Son plaisir, besoin de l’exprimer !
Il était bien, là ! Essoufflé certes, mais bien ! Epuisé, mais apaisé.
Gorgé de tout ce bonheur en lui, il plongea la main, dans le bustier des on homme et embrassa son sein, avec fougue, puis ses lèvres avec passion.
Ils se rhabillèrent sous l’œil goguenard des danseurs alentours, qui les avaient protégés de l’œil marâtre des propriétaires, qui ne voulaient pas que la piste de danse se transforme en un lupanar.
Mais peu importe, heureusement, ceux-là n’avaient rien vu.
Amoureux plus que jamais, les deux compagnons allèrent prendre un verre au bar, tout en échangeant un clin d’œil complice.
Le DJ continuait son show, les films, des courts métrages militants sur les questions trans et queer défilaient toujours sur l’écran. La foule dansait toujours, et la serveuse du bar se faisait sans cesse draguer. Son succès était certain, et la liste des numéros de portable qu’elle avait récolté était sans fin. Les organisateurs étaient fort satisfaits du déroulement de la soirée.
Nous étions le 29 mars, et celle-ci ne venait que de commencer !
Le renard et le petit poussin, petit conte gay pour jeune enfant
Il était une fois dans une vallée toute verte où coulait un ruisseau que l'on disait magique, une ferme. Au sein de cette ferme, pas très loin de l'étable, se trouvait la basse cour. Elle était composée de la mare aux canards, mais surtout d'un poulailler. et piou piou piou ! L'on entendait sans cesse les poules caqueter, le coq chanter, et les petits poussins piailler. Ils étaient heureux les habitants du poulailler ! oh çà oui ! ils avaient de quoi picorer à volonté, de quoi se dégourdir les pattes dans la ferme, ils pouvaient jouer avec le cochon malicieux Hector, Pihouanne le canard farceur, Lin l'âne fripon ! Cependant, malgré toute cette joie, malgré le havre de paix qu'était la ferme, l'on disait qu'à la nuit tombée, un méchant renard venait enlever les petits poussins pour les dévorer !
Le serpent chap 1 suite
Ils se présentèrent donc à l'accueil de l'hotel, après être passé par le parking, discrétion oblige. La standardiste de l'hôtel -non excusez-moi, l'hôtesse d'accueil du palace !- se mit à leur parler à voix basse, quand elle sut qu'ils étaient les policiers attendus. Elle leur donna le numéro de la chambre concernée par le meurtre, et appela un groom. "Veuillez me suivre messieurs ! dit celui-ci d'un ton ferme, et il faut bien le dire, peu avenant !" L'inspecteur Maalas se dit que franchement, il n'aurait vraiment pas du retourner dans sa maison, et que les vacances dans les Pyrénées auraient été bien plus agréables ! il soupirait de désespoir tout en suivant sa seigneurie le groom, tout vétu de rouge de noir, dans son uniforme sans faux pli, et son chapeau, que personnellement il trouvait passablement ridicule ! Le pantin couleur sang ouvrait la marche, cependant que le flic parisien la fermait, et lui au milieu se sentait pris au piège !
ils se postèrent tous trois devant l'ascenseur,de type années 20. il était beau tout en fer forgé, mais grand contrairement à ces contemporains ! Ils montèrent donc au huitième étage, tous les trois muets. Enfin arrivés, ils pénétrèrent dans un immense couloir, au sol parqueté et aux murs recouverts de tissu précieux. des toiles de maîtres de ci de là donnaient une impression de galerie à l'ensemble. au bout d'un moment, ils arrivèrent devant une porte, dont seul des fils jaunes cachetés de cire rouge et un papier indiquant "défense d'entrée", indiquait la présence policière. il est vrai que tout le monde prônant la discrétion, si peu de visibilité ne présentait aucun caractère extraordinaire.
Cependant, une fois entrés dans la suite, le groom les ayant abandonnés devant la porte, Maalas et son compère parisien virent tout un va et viens de policiers et de membres de la scientifique. qui de son luminol, qui de sa poudre à empreinte, qui de son carnet de notes, qui de son mitraillage photographique !
Le chef des agents présent, ou qui du moins semblait l'être, s'approcha d'eux, et dans un soupir de soulagement enserra dans ses bras notre toulousain, qui n'en demandait pas tant ! Apparemment, il était accueilli comme le divin messie, celui qui les sauverait tous d'une situation pareille ! mais pour cela aurait il fallu qu'on la lui explique la situation ! il en fit la remarque à l'OPJ Tardier, qui lui présenta immédiatement un envoyé de l'élysée. ce dernier lui expliqua alors qu'il était issu à titre secret, sa présence ne devant être mentionnée nulle part. il fit part à tous de l'inquiétude du Président, qui avait peur que le scandale n'éclabousse à nouveau le monde politique. Maalas commençait sérieusement à s'impatienter, et fit sèchement remarquer qu'il serait peut être temps qu'une bonne fois pour toute on lui dise qui était mort ! Devant la mine déconfite, des policiers présents, pour qui, il était au courant, Tardier s'excusa auprès de lui, et le mena jusqu'au cadavre. Ainsi, dans une chambre propre et claire, rangée et donc on aurait pu douter qu'elle tait le lieu d'un tel drame, il comprit alors le pourquoi de tant de secret ! S'approchant du corps, il reconnut alors le Ministre de l'économie et des finances, M. Zargoum Alexandre, homme politique hédoniste et corrompu, détesté et détestable, mais qui sauvait sans cesse sa place grâce à sa connaissance des petits secrets inavouables de ses pairs.
Ce qui était étrange était l'impression de sommeil du cadavre. Il avait été manifestement victime d'un meurtre, mais on aurait simplement dit qu'il dormait. Tout avait été rangé, nettoyé, une petite plaie était simplement visible sur son torse. Le légiste l'informa que mauvaise nouvelle, la balle était ressortie et avait été récupérée ainsi que la douille par l'assassin. il ne faisait aucun doute que le meurtrier était un pro.
Maalas en eut encore moins de doute lorsque le scientifique lui montra sur l'omoplate un tatouage qui avait été effectué post-mortem. A la vue du signe, la peur étraignit son ventre, son coeur s'affola et des sueurs froides parcourèrent son dos. il comprit alors pour quoi on avait fait appel à lui. il était revenu ! son symbôle était sur le cadavre, SON symbôle !
Après des mois d'absence, ce corps marquait son retour ! et quel retour ! un ministre ! il avait tué un ministre !
Au vu du mode opératoire, il n'y avait plus aucun doute !
LE SERPENT ETAIT DE RETOUR !
A l'orée du bois Chapitre 2
Pendant cette volée de bois vert, il sut rester stoïque, mais intérieurement, il bouillait devant tant de bêtise et de stupidité. A chaque fois qu'il rencontrait ce type d'individu haineux et ridicule, il en restait pourtant coi, se demandant comment à une époque comme la nôtre, il pouvait exister encore ce genre d'imbéciles.
Il prit son mal en patience, et resta silencieux durant tout l'entretien.
Et bla-bla-bla, et bla-bla-bla, la mère supérieure continuait son monologue sans intérêt. Il soupirait, soufflait intérieurement, et souffrait d'un ennui sans borne.
Mais il en profita pour regarder le paysage à travers la fenêtre du bureau. Il pouvait voir les bâtiments tout à la fois sombres et lumineux, les ex-voto qui représentaient la Vierge Marie, tantôt seule, tantôt accompagnée de son Saint fils, les toits de vieilles tuiles, pleins de mousse, et le soleil au loin qui s'éveillait au monde.
Il savait qu'ici la nature serait son amie, son refuge et sa protection. Malgré les circonstances, il sut qu’ici il serait heureux.
Soudain, la mère supérieure se tut, puis appuya sur un bouton. Elle parla dans une sorte d'interphone vieille époque, et appela sœur Alexandrine. Elle lui dit alors que cette dernière le mènerait à son logement. Il aimait bien le prénom Alexandrine. S'il avait été une demoiselle, sans doute aurait-il aimé se nommer ainsi, en attendant il se prénommait Alex, et était le père Alexandre, nouveau curé en charge du couvent des sœurs aimantes (mais qui n'aimaient point tout le monde, vous l'aviez compris).
Il entendit un léger cognement contre la porte. D'une voix ferme et glaciale, la mère supérieure asséna un magistral « ENTREZ ».
Sœur Alexandrine pénétra alors dans la pièce, sans mot dire, et se planta là. La mégère (que l'on avait oublié d'apprivoiser) fit les présentations, puis intima l'ordre à la jeune femme de mener immédiatement la « chose » chez elle !
Le père Alexandre se leva donc, dit au revoir à la ch*** suprême, et d'un mouvement, incita sœur Alexandrine à se mouvoir. Celle-ci était encore sous le choc de la phrase prononcée par sa supérieure. Tant de déshumanisation de la meurtrissait, un tel le comportement étant contraire à ses convictions religieuses et personnelles. Elle savait tout de lui, les silences bavards du couvent ayant parlé. Pour elle, il était un homme, et ne voyait pas où se situait le problème. Elle considérait que seul le bonheur était essentiel, et que si Dieu en avait décidé ainsi, il convenait de respecter son choix.
Elle était aussi subjuguée par la beauté de l'homme. Brun, il avait une peau mate égayée d'yeux d'un bleu limpide, quasi transparent. Sa morphologie mince se mariait bien avec sa haute taille (en tout cas, haute pour elle).
Il devait bien mesurer un mètre quinze. Il était élégant, séduisant. Il respirait la sécurité et la tendresse. Il sentait l’amour, elle était bien là, avec lui et eut envie de le frôler de ses voiles, de sa robe, qu'il retrousse celle-ci, et la détrousse de sa virginité. Elle souhaitait qu'ils s'égarent en quelque passage secret, qu'il caresse de cette main si douce son corps en feu, que ses doigts jouent avec sa poitrine, que ses tétons se durcissent sous l'effet du désir. Elle voulait qu’il lui suce le clitoris, lui caresse grosses et petites lèvres, les excite de chatouillis et frôlements sensuels, et que de sa langue, il pénètre son vagin.
Elle venait à peine de le rencontrer, mais le désir est déjà.
Bien que perdue (on devrait d'ailleurs plutôt dire éperdue) dans ses pensées, elle réussit à le mener à destination, et ce, sans trahir son trouble plus que vivace.
A l'orée du bois
Il faisait beau en ce jour de début avril. Les cerisiers étaient éclatant de leur couleur blanche. Le soleil lui-même éclosait à la nouvelle saison. L'air était encore frais, mais embaumait du parfum odorant des premières fleurs.
La colline était belle, bien qu'isolée. Elle surplombait la vallée, tout verdoyante. La vue magnifique ne devait pas être manquée, tant elle était à couper le souffle. L'herbe folle virevoltait sous l'effet du léger vent. Les arbres arboraient leurs premiers bourgeons, tels des diamants. La rivière bruissait de ses courants, quant aux poissons, ils entamaient une danse originale pour le seul plaisir des quelques pêcheurs présents. Les insectes étaient de sortie. Les fourmis, telles une armée en marche, patrouillaient à la recherche de nourriture, tandis que quelque araignée tissait sa toile dans le secret espoir qu'une mouche passe par là.
Il profitait de cet instant où la nature s'éveille. Il avait garé sa voiture au pied de la colline, et avait décidé de monter celle-ci, en se promenant à travers la forêt. Les pins majestueux déployaient toutes leur pignes.
il aimait cette odeur de sous-bois humide, mouillé par la rosée du matin. Il imaginait les cerfs et leurs petits gambadant dans la nature, les sangliers à la recherche de glands, les lièvres et autres lapins sauvages, sautant de ci-de là, rêvant de carottes bien fraîches. Peut-être des moutons broutaient-ils au loin, des vaches paissaient-elles, des taureaux se morfondaient-ils dans l'attente de leurs dulcinées ?
Chemin faisant, après avoir traversé quelques clairières, et suivi les indications fournies, il vit le bâtiment.
Ce dernier était imposant. Tout de pierres revêtu, il avait quelque chose qui vous subjuguait. On aurait dit comme un vaisseau fantôme, tout droit venu du Moyen-Âge. Une porte lourde le protégeait imprenable, froide, et semblant vide en cette heure de la journée !
Mais tout cela n'était qu'une illusion !
En effet, il s'approcha du gardien de métal, qui était l'oeuvre d'un véritable travail d'orfèvre, fait de piques et d'entrelacs en fer forgé, puis tire sur la ficelle de la petite cloche. Le tintamarre lui parut fort léger, et il en était à se demander comment diable là-bas à l'intérieur ils allaient pouvoir entendre, quand tout à coup, le cliquetis d'un trousseau de clés, et d'une porte qui s'ouvre fut émis de l'autre côté.
Enfin, l'antre de la demeure lui fut accessible. Il traversa le cloître, avec ses arches aux piliers corinthiens, et fut mené directement à la Mère Supérieure.
Celle-ci prit son air le plus bougon, , quand elle le vit, et ne fit aucun effort d'amabilité envers lui. Elle était fort âgée, mis la vieillesse ne lui semblait guère lui avoir apporté la sagesse. Elle se moquait éperduement de lui. Sa présence l'irritait au plus haut point.
Elle lui signifia dès le début de l'entretien qu'il n'était pas le bienvenu ici, et qu'elle espérait qu'il disparaîtrait fissa, qu'elle puisse retourner à des choses beaucoup^plus sérieuses, que ce genre de fantaisies.
Elle n'hésita d'ailleurs pas à lui rappeler qu'elle s'était vigoureusement opposée à sa nomination ici, au couvent des Soeurs Aimantes, et que très franchement, on n'avait pas besoin d'un nouveau scandale, après l'affaire de la bonne soeur enceinte.
Elle abhorait tout ce qu'il était, et qu'il représentait, et trouvait que c'était une honte qu'on l'ait maintenu dans ses fonctions après ce qu'il avait osé faire.
Elle rajouta qu'une jour, l'Eglise paierait pour avoir accepté une telle forfaiture et avalisé un délire pareil. Mais où diablerie le monde allait-il aller ?
La fin du monde devait sans doute être proche pour qu'il se passe de pareils horreurs.
Voici tout ce qu'elle lui dit, voici tout ce qu'il entendit, voici les premiers mots qui lui furent prononcés, lors de son arrivée dans ses nouvelles fonctions.
Le serpent
Chapitre 1
C’était une belle journée de printemps. Il faisait beau, point encore trop chaud. Les arbres étaient recouverts de leurs feuilles vertes, et les fleurs, qui donneraient ensuite naissance à de beaux fruits, faisaient leur apparition.
Les oiseaux chantaient à tue-tête, et virevoltaient entre les arbres. Tout à leur parade amoureuse, ils ne voyaient pas les passants, qui se pressaient et couraient en tout sens pour attraper qui leur bus, qui leur métro, qui leur RER, qui leur vélib’.
Certains s’énervaient, d’autres tombaient et se foulaient leur cheville, quelques autres manquaient de se faire écraser, bref, le brouhaha parisien typique d’un jour de semaine !
Et il débarquait ici, dans ce mélange de vie, et d’infamie, dans tout ce stress et cette pollution.
Son chef l’avait appelé chez lui à 10h du matin. Il était en congé, et s’apprêtait à partir en randonnée dans les Pyrénées pour 3 jours. Il avait rempli son sac, pris ses bouteilles d’eau, embarquait ses barres énergétiques, ses tennis. Il avait mis tout le matériel dans la voiture. Il n’avait plus qu’à faire démarrer le moteur, quand il s’était rendu compte qu’il avait oublié les papiers de la voiture, dans le salon.
Il était donc retourné à la maison. A peine avait il franchi le seuil de l’entrée, qu’il entendit le téléphone sonné. Il hésita, mais sa conscience lui dicta de répondre. Ce qu’il put s’en mordre les doigts après !
Lorsqu’il mit le combiné à son oreille, il sut tout de suite que les ennuis commençaient. A l’autre bout du fil (enfin, le téléphone était sans fil, mais vous voyez ce que je veux dire), il reconnut la vois de son chef. Ce qu’il apprit, il s’en serait bien passé. En effet, le grand patron lui apprit, que le 36 quai des Orfèvres avait téléphoné à Toulouse et le réclamait à corps et cris. Il devait rappliquer immédiatement sur Paris, et prendre le premier avion disponible. Ils étaient restés excessivement secret sur la raison de leur appel, et de cette demande plus que pressante, et qui était d’ailleurs tout sauf une demande. On lui fit bien comprendre que c’était un ordre applicable en l’instant, sans aucune contestation possible, ni dérobade. Son chef lui dit qu’il ne pouvait faire autrement que de le laisser partir, que cela d’en haut, et qu’aucun des 2 n’avait le choix.
Il retourna donc dans sa chambre, rempli rapidement sa valise de quelques affaires, appela sa femme à son travail pour la prévenir (elle était vraiment furax !), se précipita à sa voiture, et partit directement l’aéroport de Toulouse.
2h après, il était à destination. Il se présenta donc au quai des Orfèvres, où on lui intima l’ordre de se rendre au palace *** pour une affaire délicate. La discrétion devait à tout prix être maintenue. Un collègue le prit dans sa voiture banalisée, et le mena à destination.
Le palace se situait dans le VIII° arrondissement, lieu chic par excellence.
Il était de style haussmanien, imposant, luxueux, mais sans mauvais goût. L’intérieur était meublé dans un style design, pas trop moche. Mais bon, vous savez, les goûts et les couleurs, n’est-ce pas !
Par contre, l’accent des gens était à désespérer. Pas de musique, de mélodie ! pas de joie, pas de vie ! Quand il parlait, on le regardait avec de gros yeux éberlués, et ses interlocuteurs prenaient un air mi-rigolard, mi-condescendant.
C’était l’une des raisons pour lesquelles, dès qu’il avait pu, il avait quitté la région parisienne, cette capacité au non respect de l’accent des autres.
Quand il arriva à l’accueil de palace, il fut mené à l’un de ses collègues, qui l’attendait impatiemment.
Il demanda pourquoi on l’avait fait venir de Toulouse, un jour de congé, pour un meurtre dans un hôtel.
« Vous comprendrez quand vous entrerez dans la chambre, avait dit le policier. Mais je vous demande la plus grande discrétion sur cette affaire, le secret est primordial, nous devons tenir la presse le plus longtemps possible à l’écart. »
(la suite à mon retour de déplacement)
Le serpent
Préambule
Une odeur de vanille embaumait la pièce d’un enivrant parfum de désirs et de plaisirs. De légers bruissements de draps froissés se faisaient entendre. Des corps se touchaient, se palpaient, se frôlaient.
La transpiration faisait dévaler à des gouttes chaudes un corps aux formes ondulantes.
Le bas du dos était cambré, les fesses arrondies, et les hanches larges. La guitare était soulignée d’une ceinture fine de faux diamants en strass. Les tétons étaient cachés de nippies noirs, fort sexy. La poitrine généreuse ne demandait qu’à être goûtée, ce que fit l’homme, en la léchant goulûment, ses mains enserrant fermement les seins tels des rapaces.
La bouche aux lèvres pulpeuses, peinte d’un rouge brillant fort seyant entourèrent le lobe de l’oreille de l’homme, puis les dents blanches se mirent à le mordiller, la langue à le faire tressauter. L’homme appréciait beaucoup cela.
Le plaisir augmentait en lui, les sensations se faisaient plus précises et se diffusaient de plus en plus en lui.
Il était bien, là, dans la chambre d’hôtel du palace. En début de soirée, il avait renvoyé les gardes du corps qui sans cesse l’accompagnaient dans chacun de ses déplacements. Il leur avait ordonné de ne le déranger sous aucun prétexte pendant les 2 jours qui suivraient. Ce rendez-vous, il l’avait attendu toute la journée. Il faut dire que la femme était belle ! Et les promesses de la nuit future fort appétissantes…
Il avait du supporter toutes ces réunions, tous ces collaborateurs dont la seule utilité était de servir de pushing-ball à hurlements, ces secrétaires qui passaient leur vie à anticiper le moindre de ses désirs, et dont il n’avait rien à faire !
Oh, et le pire de la journée, ce directeur de com’, dont l’incompétence le disputait à la cupidité, et dont l’incurie avait été prouvée une nouvelle fois, les grands journaux nationaux ayant encore fait leur une, sur l’affaire de corruption le concernant.
Toute la sainte journée, il n’avait pensé qu’au moment où enfin il allait se glisser entre les bras chauds et sensuels de cette donzelle si tentante !
D’ailleurs, la demoiselle en question commençait à descendre son visage vers son entre-jambe. L’idée d’une fellation ne lui déplaisait guère, il en avait même fichtrement envie !
Elle approcha donc sa bouche de sa verge, puis pris cette dernière entre ses lèvres. Elle commença à effectuer des va-et-vient. Le sexe de l’homme devint de plus en plus dur. Il gonflait sous l’action de la belle dame.
Celle-ci enserra la base du pénis entre ses mains, afin de mieux tenir le membre coquin. Elle continuait son action, fermant puis relâchant ses lèvres, ce qui accroissait encore le plaisir de l’homme.
La verge devint quasi entièrement dure, puis le corps masculin fut parcouru de spasmes, de plus en plus violents, électriques, sauvages !
Son cœur battait la chamade, comme s’il allait exploser, sortir de sa cage !
Quand enfin tout fut terminé, il s’affala subitement sur le lit, respirant par saccades, haletant de ce plaisir enfin assouvi.
Alors la femme lui dit : « oh mon amour, je reviens, repose toi, je vais chercher ce qu’il faut pour que nous passions à la suite ! ».
En effet, il était prévu qu’après, elle l’attacherait au lit, avec des liens de soie, les quatre membres ainsi écartés, et qu’elle le fouetterait puissamment, lui le vilain garçon qui avait encore désobéi à maman.
Elle le laissa donc seul sur le lit, et dans un mouvement fort sensuel, se leva, puis avec sa démarche tellement sexy, s’évapora de la pièce, pour venir dans le salon récupérer ses accessoires.
Il ouvrit le bagage noir, qui contenait tout son matériel. Oh ! Ne vous inquiétez pas, celui-ci était fort bien caché, dans un double fond, entouré d’un métal empêchant les rayons des détecteurs de le traverser et de voir ce que cette partie contenait, ni même de se douter qu’une cachette existait au sein de la mallette.
Il défit tout cela pour enfin accéder à ce qu’il cherchait en réalité. Car contrairement à ce que croyait l’homme allongé sur le lit, ce n’était point de liens ou de fouet dont il avait besoin.
Ce n’était point des bougies parfumées, ni de l’huile qu’il cherchait. Non, rien de tout cela ne l’intéressait.
Une fois, tout défait, il attrapa l’objet désiré, il rajouta le manche nécessaire, permettant que tout se déroule dans la plus grande discrétion. Maintenant prêt, il sentit l’excitation du moment final montée de plus en plus. Enfin, il allait accomplir sa mission, ce pour quoi on l’avait payé, ce pour quoi il avait fait tout cela.
Il enserra fermement de sa main ce qu’il était venu chercher, puis se dirigea vers la chambre, vers l’homme allongé dans le lit.
Quand il vit arriver la femme, il était tout heureux, repu de l’orgasme qu’il venait d’avoir. Les promesses du futur jeu le rendaient tout chose. Il n’attendait que cela. Il adorait être maltraité par les femmes, battu, frappé, violenté, insulté par elles, mais comme de bien entendu, seulement dans un cadre sexuel. Sinon, il les méprisait, surtout les femmes ambitieuses, et indépendantes, celles avec lesquelles il ne pouvait jouer, celles qui résistaient à ses manipulations, celles qui avaient de la culture et des connaissances. Mon dieu, celles-là si on pouvait s’en débarrasser ! Les chasser du Parlement, des cabinets ministériels, de l’ENA, des universités, des laboratoires, des conseils d’administration.
Non vraiment, les femmes, en réalité n’étaient bonnes qu’au sexe ! Ça c’était certain ! Avec leur corps ondulant, leurs effeuillages en tout genre, oui les femmes étaient expertes dans l‘art de donner du plaisir à l’homme ! Elles y excellaient même !
Vade retro satanas ! Quelle idée avaient-elles eu de vouloir se mêler du monde des hommes !
Il en était là de ses réflexions, quand le sourire en coin, il vit la femme souriante (mon dieu quelle beauté cette pétasse !) arriver vers lui langoureusement, une main derrière son dos.
Il ne comprenait pas pourquoi ni comment elle arrivait à cacher tous ses rubans de soie, et son fouet, mais bon, il s’en fichait, c’était son affaire à elle. Lui, tout ce qu’il voulait, c’était le jeu sexuel.
Il répondit au sourire de la femme, par un sourire, montrant ses dents blanchies par le dentiste. Sa peau, liftée par le chirurgien se tendit alors en un rictus étrange.
Alors ce qu’il vit n’eut aucun sens pour lui. La femme arrivée assez prêt de lui, tendit le bras vers lu, le regard dur. Elle tenait quelque chose dans ses mains.
L’homme allongé dans le lit était encore hagard, du plaisir qu’il avait ressenti.
Il s’approchait de lui, d’une manière féline et sensuelle, pour ne pas éveiller ses soupçons. Puis quand il fut suffisamment proche, il changea d’attitude. Il se contracta, se concentra. Il tendit le bras, et pointa le silencieux vers cet imbécile qui ne pensait qu’à s’envoyer en l’air. Il remarqua bien que l’homme n’arrivait pas à accepter ce qu’il voyait, qu’il trouvait cela simplement incongru, qu’il ne comprenait ni ne réalisait qu’il allait mourir.
Sans coup férir, il visa le cœur, et tira.
Il lui restait désormais 2 jours pour tout nettoyer, et ne laisser aucune trace de son passage.
Le prieuré [texte érotique]
Ce texte est la propriété privée exclusive de son auteur et n’a pas vocation à être diffusé/repris/... sans son accord.
Le prieuré
La chaleur était étouffante, le soleil à son zénith. Pas une brise à l’horizon pour se rafraîchir. Il n’en pouvait plus. La transpiration rendait son corps moite, ses vêtements lui collaient à la peau.
Il était installé près du saule, en train de travailler la terre. Il comptait planter quelques graines pour préparer sa plante bande pour l’hiver. De belles fleurs blanches égaieraient alors le jardin pour les rudes mois.
Il se mit à penser à la neige, à son contact glacé avec la peau, imaginant qu’on lui versait de la glace le long du corps, son corps nu rugissant et frissonnant.
Il sentit à ce moment là, l’impérieux besoin de se désaltérer. Il posa sa bêche contre le mur de pierres, puis marcha jusqu’au prieuré. Il entra dans la cuisine, et le geste lent, attrapa un verre, des glaçons, et se versa un whisky. Il ressortit, le verre plein, et se dirigea vers le jardin de curé.
La vigne était grasse, portant des fruits bien gros. Les fleurs multicolores enjolivaient les allées. Il se promena à travers ces allées, jusqu’à rejoindre un carré de lavande entourant une fontaine, et lui-même entouré d’un muret de pierres.
Celui-ci était large, les pierres relativement fraîches. Il s’installa donc sur le muret, assis, les jambes repliées, les pieds eux-mêmes posés sur le parapet. Il but un peu de whisky, sa brûlure lui enflammant la gorge.
Il passa délicatement sa main sur sa figure, puis s’allongea sur les pierres. Il appréciait ce contact rugueux, qui lui striait la peau. Parfois, les arcs coupants lui écorchaient le dos. Il aimait cette sensation d’infime douleur, et le fin filet de sang coulant des plaies.
Cependant qu’il rêvassait, une main, délicatement, fit tournoyer la poignée de la porte massive, qui marquait la frontière entre le prieuré et le domaine de l’abbaye. La main grande et ferme poussa ensuite ce cerbère, et sans bruit, le rejeta sur le coté du mur ; puis caché par les feuillages et les fleurs, l’homme pénétra dans le domaine, et observa celui qui se rafraîchissait.
Il vit ce bel homme, tendre et doux, se mettre torse nu. Il vit ce corps, ce petit format tout en muscle, qui ne devait même pas atteindre le mètre soixante cinq. Il vit les biceps saillants, les abdos contractés Il imagina les cuisses fermes, les mollets durs.
Le désir qui lui chatouillait le corps, qui humidifiait son entre-jambe, faisait couler en ses veines un flux d’une intense chaleur. Alors intimidé, mais ne souhaitant que cela, il s’approcha, pas à pas, vers celui qu’il aimait depuis si longtemps.
Il l’avait observé de longs mois, depuis sa cellule, le voyant prendre sa douche, nu l’eau frémissante fuyant en cascade ce beau corps.
Il connaissait le secret de ce petit homme, qu’il aurait voulu sien. Mais cela n’avait pas d’importance à ses yeux. Il aimait, il l’aimait, cela seul avait un intérêt. Il le trouvait beau, intelligent (il lui avait parfois adressé la parole à l’occasion, l’air de rien), mais surtout désirable.
De ce désir qui montait de plus en plus intensément en lui.
Il n’en pouvait plus, s’approcha de nouveau, et se trouva face à lui.
Il rêvassait encore, quand tout à coup, il entendit le craquement d’une branche que l’on écrase par mégarde.
Il savait, il avait deviné.
Il l’avait reconnu, à son pas
à sa respiration
à son regard posé sur lui
à sa façon d’être
à son essence
à son désir pour lui.
Il voulut faire prolonger l’instant. Il garda donc les yeux clos, faisant semblant de ne point avoir entendu. Un sourire en coin cependant se dessina sur son visage, l’air entendu. De sa main libre, il se caressa la gorge, puis délicatement, frôla, tel un léger voile, son beau torse, ses tétons. Il descendit jusqu’au nombril, avec lequel sa main joua, puis il continua son parcours, et vogua, vogua, vogua … jusqu’à l’orée de son sexe.
Il avait le corps en feu, empli d’une tension extrême ne demandant qu’à exploser.
Mais il savait aussi n’être point seul.
D’ailleurs tout proche, il entendit une robe de bure tomber à terre. Puis il sentit une main caresser son épaule, des lèvres embrasser son cou, et le moine s’installer contre son dos.
Une main droite vint ébouriffer ses cheveux, une langue jouer avec le lobe de son oreille gauche, une main gauche prendre possession de son torse, une verge se raidir.
Puis il se retourna !
De ses bras, il entoura le visage du moine, et fougueusement de sa langue pénétra la bouche ecclésiastique.
Les lèvres,
Les langues mélangées,
Les bouches fusionnèrent
En un baiser impatient
Et puissant.
Les corps se cognèrent, sa main se posa sur la fesse monacale, cependant que le sexe dur ne demandait qu’à pénétrer son intimité. Une main défit sa ceinture, qui battit en retraite ; le pantalon chut à terre ainsi que le caleçon.
La main fouineuse et désirante couvrit le dicklit désiré et excité, et se mit à le caresser en des va-et-vient rapides et violents.
Pendant qu’avec l’une de ses mains, il tenait la tête intruse pour la couvrir de baisers intenses, il enserra de l’autre le sexe bio qui s’était offert à lui. Il le masturba, l’étreignit en des mouvements rapides.
Les sensations se faisaient plus précises, plus intenses. Elles remontaient dans leurs ventres, envahissaient leurs bras, électrifiaient leurs mains.
Leurs jambes tremblaient, les gestes devenaient de plus en plus saccadés.
Les va-et-vient se firent encore plus rapides, les baisers plus fougueux.
La main étrangère vint caresser les cicatrices de son torse, puis fouetter ses tétons, les langues tournoyèrent encore plus à l’intérieur des bouches.
Les tremblements atteignirent alors leur paroxysme.
Tout à coup, les têtes basculèrent en arrière, les corps explosèrent, parcourus de spasmes violents. Les respirations devinrent haletantes, et plus bruyantes. Des gémissements se faisaient entendre.
Ils avaient explosés de désirs et de plaisirs, dans la fusion de leurs chairs.
Ils étaient désormais calmes. Encore essoufflés, par cet entrechoc de leurs corps, enivrés de leur bonheur, ils s’échangèrent un baiser tendre, doux et amoureux.
Liste des textes
Le prieuré : texte érotique : terminé
Le serpent : policier : en cours
A l'orée du bois : littéraire et érotique : en cours
Présentation
Je suis Teklal Néguib. Enfin, disons plutôt qu'il s'agit de mon pseudo littéraire.
Je me suis donc décidée à écrire. Ce blog est un blog littéraire, mais dans le cadre d'une démarche spécifique. Il s'agit en fait pour moi, d'une expérience littéraire, mais dans un certain sens aussi militante.
Le but : écrire des textes en français, et dont les héros seraient des ftm, ou traitant du sujet FTM, soit directement, soit indirectement. En effet, comme le souligne Lazz, qui d'ailleurs, me soutient techniquement dans cette histoire, il n'y a pas de textes de fiction en français sur le sujet. Les seuls documents sont soit des autobiographies, soit de l'auto-fiction. Mais il n'y a pas vraiment de purs textes de fiction.
Mon but est donc, avec mes moyens, d'essayer d'écrire quelques textes, de divers styles, sous diverses formes, concernant des ftm. Ils seront donc une première base de textes littéraires francophones. Vous trouverez donc des textes érotiques, des policiers, des thrillers, des romans littéraires purs, etc ... Ce pourront être des textes sous forme de courtes nouvelles, des romans, des poèmes pourquoi pas.
On verra bien puisque c'est l'inspiration qui sera maîtresse des écrits. Cela constituera donc aussi pour moi, une sorte d'exercice littéraire.
Et puis pour la flemmarde que je suis, je serais bien obligée de me mettre à écrire. *sors*
Certains textes seront publiés en entier d'un seul coup, d'autres chapitre par chapitre, pour les plus longs, et qui seront dans ce cas, publié au fur et à mesure de leur écriture. Je pourrais écrire et publier plusieurs oeuvres en même temps, donc pour lire par roman, vous devrez utiliser les "catégories" qui correspondent aux titres des divers textes.
J'envisage cette expérience comme intéractive, donc n'hésitez pas à intervenir, via les commentaires, pour effectuer une critique de mes textes tant positive que négative. N'hésitez pas non plus à demander si vous ne comprenez pas tel ou tel point., si je raconte des âneries à tel ou tel endroit, ou si vous avez des suggestions, notamment pour les textes érotiques (Calim' a déjà passé commande). Vos interventions sont donc les bienvenues, elle me permettront de m'améliorer.
Je précise d'ailleurs à cet effet, que la raison pour laquelle avec Lazz, nous avons souhaité créé un blog indépendant du site FTM gay/bi, c'est aussi pour que je puisse écrire des histoires qui ne concerneraient pas seulement les FTM gay/bi, mais donc aussi hétéros. Pour précision, je vais aussi tenté d'écrire des textes/romans/nouvelles, dans des domaines sur lesquels je n'ai jamais écrits. d'où d'ailleurs l'importance de vos impressions. Ainsi, concernant les textes érotiques, ou même les policiers.
Par contre, élément important à retenir, les textes ici publiés sont des oeuvres originales, entièrement et exclusivement produites par moi (sauf précision contraire, par exemple si j'arrive à convaincre Lazz de nous écrire des textes érotiques hein Lazz, hein !!!! *sors*). Je vous demande donc de respecter le droit d'auteur, et vous rappelle que l'atteinte à celui-ci est civilement et pénalement répréhensible. Aussi, je vous demande de ne pas publier mes textes sans mon accord, et en mettant ce blog en lien dans le post que vous publierez.
Bien à vous, et bonne lecture. Tek