Trans Mecs & Mecs

"Ludwig Trovato, un documentariste singulier" - 2008

vendredi 5 septembre 2008 par Lazz

"Ludwig Trovato, un documentariste singulier"
http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=587

Il termine actuellement un document autobiographique, Ludwig, qui sera projeté pour la première fois le vendredi 7 mars à la Médiathèque de Reims et qui devrait sortir courant 2008 avec le soutien du Conseil régional de Champagne-Ardenne. « J’y parle de mon parcours et notamment d’une affaire judiciaire où j’ai été accusé de viol avant d’être relaxé au terme de trois ans de procédure judiciaire. Je ne veux rien cacher. »
« Et après, je ne parle plus de moi ! » me confiait-il il y a quelques jours.

Quelques info sur son film autobio : http://www.film-documentaire.fr/film.php?id=20258

Son film a été projeté à Paris en 2009 dans le cadre de ce colloque :
http://coad.neuf.fr/transgenders.htm

Ludwig y est aussi intervenu sur le thème "Mon sexe est dans ma tête" :

Mon vrai sexe est dans ma tête, oui, je n’ai cessé de l’affirmer. Dans un livre d’abord, puis dans un film. Et mon genre d’aujourd’hui est tellement celui que j’ai choisi qu’il importe peu que mon sexe soit connoté différemment : féminin, dit-on. Mais est-ce donc si simple ? Ce n’est pas dichotomique à ce point. Revenons au point de départ. J’étais une file qui voulait être un garçon. J’en ai adopté le genre. Je voulais changer de sexe aussi. Trop compliqué ! Mon sexe est dans ma tête, me suis-je dit. Mais pas seulement, serais-je tenté de dire aujourd’hui. Le genre du sexe est aussi dans le mouvement. Du bassin, des reins, dans cet « aller de l’avant » du sexe tout entier. La testostérone aide bien sûr, mais avant elle ? Du plus loin que je me souvienne, c’est la masturbation qui m’a amené sur la voie. Je ne me masturbais pas comme une fille. Alors quel était donc ce plaisir si direct qu’il différait du plaisir « féminin » ? Entre quatorze et dix-sept ans, les mouvements de ma main sur mon sexe ont changé. On m’avait dit, j’avais lu, entendu, qu’il suffisait de caresser d’un doigt, de chercher, de frôler avec délicatesse ce petit bourgeon qu’on nomme clitoris. Cela ne me contentait pas. J’ai vite réalisé que c’était le sexe tout entier qu’il me fallait empoigner, et exécuter un mouvement de bas en haut, en saisissant le plus de masse possible, vigoureusement. S’il est dans ma tête mon pénis, il est aussi entre mes jambes j’en suis aujourd’hui bien convaincu. Et je me dois de décrire de l’intérieur, moi, Ludwig Trovato, transgenre ftm, le plaisir sexuel qui est le mien.


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